Expérience : Méditation chamanique

Publié le par Kyaraddict

Expérience : Méditation chamanique

Bonjour,

Si je prends la plume (enfin le clavier) aujourd’hui, c’est pour vous parler d’une expérience faite vendredi soir.

Je pense que je suis à la croisée des chemins. Un chemin quelque peu ésotérique, spirituel.

Et dans ma quête du Graal, à savoir connaître mon but sur cette planète, je suis allée à une soirée de méditation chamanique.

Le terme méditation désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste souvent en une attention portée sur un certain objet de pensée(méditer un un principe philosophique par exemple, dans le but d'en approfondir le sens) ou sur soi (dans le but de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). (Merci Wikipédia !)

La soirée fut animée par Valérie Dupont http://www.mainsdelumiere.ch. En Suisse. Mais il existe, je pense, des praticiennes partout dans le monde. Cela durait de 20h30 à 22h pour 30 francs. (en l’occurrence, on a fini à 22h45)

Qu’est-ce ? Au son du tambour, la praticienne te guide selon le thème. En l’occurrence, ce soir-là, c’était « gai-rire son enfant intérieur » et « lâcher-prise »

Déroulement de la soirée ? A mon entrée dans la salle, je me sentais un peu mal à l’aise. J’avais l’impression que les gens étaient « louches » et me suis demandée dans quoi je m’étais encore embarquée.

Nous étions une vingtaine et contrairement à d’habitude, il n’y avait pas que des femmes ! Deux hommes étaient de la partie. Ok, l’un était le mari de l’animatrice, mais quand même ! En effet, sans faire de généralité, ce genre de soirée, de cours intéresse plus les femmes. Est-ce qu’on est plus portée sur la remise en question ? Sur l’avancement personnel ? Ou simplement que les hommes n’osent pas venir et se mettre à nu devant des inconnus ?

On se met tous en rond avec un tapis et un coussin et puis chacun notre tour, on dit ce qui nous a amené à cette soirée.

Personnellement, j’ai reçu un e-mail du site pour me dire qu’il y avait cette soirée. (Lors de mes cyber-voyages à la recherche de méthode qui pourrait me plaire, de thérapie douce, j’ai dû tomber sur ce site et y mettre mon e-mail !).

Le thème de l’enfant intérieur m’a tout de suite parlé. Le lâcher-prise également. Moi qui veut tout contrôler, tout savoir, tout gérer, tout comprendre, ça me ferait du bien de laisser faire les choses en les prenant comme elles viennent.

De plus, avec mes difficultés avec mes parents, ma mère surtout, libérer la petite fille de tout cela était fait pour moi !

Le lendemain de ce mail, je tire une carte de l’oracle divinatoire des archanges de Doreen Virtue et paf, quelle carte ? Materner. S’occuper de son enfant intérieur.

C’était le signe que j’attendais. Hop, je m’inscris.

Ensuite, après cela, chacun devait donner une phrase entendue dans son enfance. Phrase limitante, conditionnante. Genre, fais pas de bruit, finis ton assiette, ne dis pas ce que tu penses, sois forte, les garçons ça ne pleurent pas etc.

Le tour de table fini, on s’est tous mis debout avec des masques sur les yeux et un maracasse dans la main droite, la main qui donne.

Au rythme du tambour, elle nous demande de nous connecter avec notre enfant intérieur et d’agiter le maracasse pour sortir la colère de cet enfant.

Le fait d’avoir le bandeau sur les yeux permettaient de mieux rentrer en connexion avec soi et surtout de ne pas voir les autres et avoir peur de leur jugement ou se dire : il fait comme ça alors moi je dois faire comme lui etc.

J’étais quand même pas très à l’aise sans voir les autres, sans savoir où ils étaient etc. J’étais un peu stressée, angoissée. J’ai dû prendre sur moi pour ne pas enlever le bandeau, surtout quand j’ai senti quelqu’un me toucher le bras.

J’ai assez vite ressenti le besoin de crier. J’ai un peu hésité et quand j’ai entendu les autres le faire (avec le recul je ne sais si quelqu’un d’autre à crier ou si c’était la musique d’accompagnement mais peu importe).

Ensuite on devait imaginer notre enfant intérieur devant ses parents et leur parler. Je leur ai dit que je les aimais et que je leur pardonnais de n pas m’avoir laisser être un petite fille mais trop vite adulte et que c’était à eux de s’occuper de moi et pas à moi de m’occuper d’eux.

J’étais surprise, j’aurais pensé avoir plus de colère. En fait, non. La colère était mentale et non ressentie. Je pensais devoir avoir de la colère.

Valérie nous fait dire tour à tour comment on se sent, en nous touchant l’épaule. À répéter 3 fois. Légère et libérée. Légère et libérée. Légère et libérée.

Ensuite, elle annonce qu’elle va mettre certains par deux. Comme mon tour ne vient pas, je me dis que je fais partie de ceux qu’elle laisse seul, que je ne suis pas assez bien pour me mettre avec quelqu’un. En fait, non. Mon tour est arrivé et je me suis rendue compte que mes pensées étaient négatives.

On se tient les mains. J’ai senti comme si la personne me demandait d’avoir confiance et de la suivre. On enlève nos masques, on se regarde. Et on peut faire ce qu’on veut, grimaces, rire etc. Je savais que je voudrais faire un câlin. J’ai espéré ne pas être avec un homme. Ça m’aurait gêné de le prendre dans mes bras.

C’était une femme. Une « mama ». Je lui ai demandé si je pouvais la prendre dans mes bras, elle a dit oui. J’ai senti qu’elle était touchée

Ensuite, on a tous couru, joué au loup, au ballon etc. Comme des enfants dans une cour de récré.

Partie suivante… le charabia. On devait se promener dans la salle et se parle en charabia, en langage qui ne veut rien dire.

Ensuite, au son d’une cascade, on devait s’imaginer sous un jet d’eau nettoyant, purifiant de nos idées, croyances limitantes.

Une fois qu’on se sentait prêt, on s’allongeait. On s’imaginait connecté à la terre, à accueillir toutes les bonnes choses de la Vie. Je me suis dit que je pouvais tout faire, artistiques, médium, tout ce que je voulais, que j’avais le talent et la force nécessaire pour faire tout ce que je voulais.

Valérie a installé des foulards de couleur. On en a tous pris un. Et sur une musique, on a dansé avec grâce.

Pour moi c’était un moment de pur bonheur. Si quelqu’un venait vers moi, je m’éloignais, j’avais envie de ce moment rien que pour moi, j’étais dans mon truc.

Pour finir, elle a mis la chanson de Yannick Noah « ose » Ose, redonne à ta vie sa vraie valeur. On chantait, dansait. Moi qui adore chanter mais qui déteste qu’on m’entende, ca m’a fait du bien.

Et puis on s’est tous rassis et chacun son tour, on a donné son avis, ses impressions, ses sentiments.

Mon avis ? Trop bien !! Je me sentais légère, comme si tout pouvait me glisser sur les épaules sans me toucher, sans me blesser. Comme une plume.

Et aujourd’hui, lundi, j’ai toujours ce sentiment de légèreté, de paix et d’amour.

Je suis ravie de l’avoir fait et je vous le recommande.

Publié dans Personnel

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Anonyme 10/09/2016 07:01

"Moi qui veut tout contrôler, tout savoir, tout gérer, tout comprendre"

Alors là je ne comprends pas comment tu n'as pas pu finir Grey !!! Vous êtes pareil tous les deux, il fallait continuer ! Bien amicalement, une Livraddictienne qui aime l'anonymat mais qui est morte de rire devant l'étrangeté du destin avec cet article que je serai la seule à comprendre.